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jeudi 5 février 2026

Retour des fonctionnaires au bureau : qui paie vraiment l’addition ?

Le retour obligatoire des fonctionnaires fédéraux en présentiel est présenté comme une mesure pour améliorer la productivité. Officiellement, il s’agit de renforcer la cohésion entre employés et d’offrir des services « plus efficaces » aux citoyens. Dans les faits, c’est surtout une décision politique où les « décideurs » en tirent les bénéfices, pendant que les « exécutants » en supportent le coût.

Regardons les faits. Pour les employés, les coûts explosent : temps et frais de transport, repas à l’extérieur, stress et fatigue accumulés. La flexibilité et la productivité individuelle, elles, sont ignorée dans l'opération. Pendant ce temps, ministres et gestionnaires se frottent les mains. Avoir tout le monde sur place leur permet de renforcer leur visibilité, de justifier des budgets de bureaux faramineux et surtout d’affirmer leur contrôle sur la machine bureaucratique.

Et on ne parle même pas des cafés et restaurants du centre-ville. Par la magie des retombées économiques, le retour au bureau fait grimper le chiffre d’affaires local, ce qui, curieusement, permet d’oublier que l’argent ne tombent pas du ciel et que les dépensent occasionné par ce retour au travail sont des sommes que les employés ne pourront dépenser ailleurs dans l’économie. 

Reste que le politicien jubile! D'un coup de baguette réglementaire, il donne une impression de sérieux, rassure et envoie le message que tout va bien dans le pays.Voilà d'ailleurs un exemple parfait où les bénéfices se concentrent une fois de plus entre les mains de quelques groupes privilégiés, tandis que les coûts pèsent sur les épaules des employés et des contribuables. 

La morale est claire : dans l’administration publique, comme ailleurs, le pouvoir et les intérêts particuliers pèsent souvent plus que le bien commun.