Pierre Simard
La Presse, Forum, mercredi le 22 septembre 2010, p.23
On a beau nous chanter la romance de l'équipement collectif au service de la population, tout le monde aura compris que le projet d'amphithéâtre de Québec vise essentiellement à ramener une franchise de la LNH.
S'il y a quelque chose d'insupportable dans ce débat, c'est ce discours entretenant le mythe que les installations sportives et les clubs de hockey professionnels sont d'importants moteurs de notre développement économique. Il ne se passe guère une journée sans qu'un politicien, une élite locale ou un chroniqueur sportif nous donne une leçon d'économie. Pour eux, l'investissement public se justifie du fait qu'une équipe de hockey dépense des millions de dollars, crée des centaines de nouveaux emplois et, de ce fait, favorise notre prospérité. Malheureusement, rien n'est plus faux!
Article épinglé
mercredi 22 septembre 2010
mardi 14 septembre 2010
Pierre Simard et Éric Duhaime parleront d’équité intergénérationnelle à l'événement du 23 octobre du Réseau Liberté-Québec
QUÉBEC, le 13 septembre 2010 – Le professeur Pierre Simard et le chroniqueur politique Éric Duhaime animeront un atelier au premier événement du Réseau Liberté-Québec (RLQ), le 23 octobre prochain. Ils aborderont différents sujets reliés à l’équité entre les générations.
mercredi 1 septembre 2010
Le dilemme du prisonnier
Pierre Simard
Le Soleil, Opinion, mercredi le 1 septembre 2010, p.19
Vous connaissez le dilemme du prisonnier? Ça ressemble étrangement à la situation conflictuelle entre l’ancien ministre de la Justice Marc Bellemare et notre premier ministre Jean Charest.
Le Soleil, Opinion, mercredi le 1 septembre 2010, p.19
Vous connaissez le dilemme du prisonnier? Ça ressemble étrangement à la situation conflictuelle entre l’ancien ministre de la Justice Marc Bellemare et notre premier ministre Jean Charest.
vendredi 27 août 2010
Le journalisme sans romantisme!
Pierre Simard
La Presse, Forum, 27 août 2010, p. A 17.
Le métier de journalisme va mal! C’est du moins ce que l’économiste retient de la proposition des jeunes libéraux d’instaurer le statut de « journaliste professionnel ».
Généralement, l’appel à l’arsenal bureaucratique (certification professionnelle, établissement de conditions minimales de travail, accès privilégié à la ressource, habilitation d’un organisme réglementaire, poursuite des contrevenants) est la solution désespérée de ceux qui sont incapables de survivre dans un marché concurrentiel.
La Presse, Forum, 27 août 2010, p. A 17.
Le métier de journalisme va mal! C’est du moins ce que l’économiste retient de la proposition des jeunes libéraux d’instaurer le statut de « journaliste professionnel ».
Généralement, l’appel à l’arsenal bureaucratique (certification professionnelle, établissement de conditions minimales de travail, accès privilégié à la ressource, habilitation d’un organisme réglementaire, poursuite des contrevenants) est la solution désespérée de ceux qui sont incapables de survivre dans un marché concurrentiel.
lundi 9 août 2010
Le registre des registres
Pierre Simard
Les analystes, mercredi le 11 août 2010
Il y a quelques semaines, le gouvernement fédéral annonçait des changements à sa façon de recueillir les données de recensement. Jusqu’ici, deux questionnaires étaient utilisés : une version courte pour 80 % des Canadiens et une version longue pour 20 % d’entre eux. Dans les deux cas, ces questionnaires étaient obligatoires et tous les canadiens étaient passibles d’une amende ou d’une peine de prison s’ils refusaient d’y répondre.
La réforme annoncée prévoit qu’à partir de 2011, le questionnaire court demeurera obligatoire et que le questionnaire long sera dorénavant remplacé par l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM). Celle-ci sera envoyée à un ménage sur trois, et ce, sur une base volontaire. Voilà la catastrophe appréhendée!
Les analystes, mercredi le 11 août 2010
Il y a quelques semaines, le gouvernement fédéral annonçait des changements à sa façon de recueillir les données de recensement. Jusqu’ici, deux questionnaires étaient utilisés : une version courte pour 80 % des Canadiens et une version longue pour 20 % d’entre eux. Dans les deux cas, ces questionnaires étaient obligatoires et tous les canadiens étaient passibles d’une amende ou d’une peine de prison s’ils refusaient d’y répondre.
La réforme annoncée prévoit qu’à partir de 2011, le questionnaire court demeurera obligatoire et que le questionnaire long sera dorénavant remplacé par l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM). Celle-ci sera envoyée à un ménage sur trois, et ce, sur une base volontaire. Voilà la catastrophe appréhendée!
vendredi 16 juillet 2010
Méfiez-vous des sages!
Pierre Simard
Journal de Québec, 16 juillet 2010, p.17
On assiste présentement à un véritable désaveu de la classe politique. Au fils des ans, de nombreux sondages nous ont révélé qu’une importante majorité de citoyen ne faisait plus confiance aux politiciens.
Il y a sans doute plusieurs raisons qui expliquent cette désaffection politique. La principale, c’est que les politiciens ont abusé de l’ignorance rationnelle des citoyens : ils ont trop longtemps présumé qu’ils pouvaient raconter n’importe quoi et que le citoyen, isolé, n’investirait ni temps ni argent pour vérifier la véracité de leurs propos.
Journal de Québec, 16 juillet 2010, p.17
On assiste présentement à un véritable désaveu de la classe politique. Au fils des ans, de nombreux sondages nous ont révélé qu’une importante majorité de citoyen ne faisait plus confiance aux politiciens.
Il y a sans doute plusieurs raisons qui expliquent cette désaffection politique. La principale, c’est que les politiciens ont abusé de l’ignorance rationnelle des citoyens : ils ont trop longtemps présumé qu’ils pouvaient raconter n’importe quoi et que le citoyen, isolé, n’investirait ni temps ni argent pour vérifier la véracité de leurs propos.
dimanche 4 juillet 2010
Le p’tit bonheur!
Pierre Simard
Journal de Québec, vendredi le 2 juillet 2010, p.17.
Au printemps, notre ministre des Finances clamait que la finalité de ses actions n’était pas d’équilibrer le budget mais que nous soyons heureux comme peuple. Il n’en fallait pas plus pour émoustiller la classe politique, chacun revendiquant le «Félix» du marchand de bonheur de l’année. Comme si la poursuite du p’tit bonheur n’avait pas de prix.
Quotidiennement, les Charest, Bachand, Labeaume, Tremblay se bousculent au portillon pour annoncer un TGV, un tramway, un aérotrain, des jeux olympiques, un amphithéâtre de hockey ou une subvention providentielle à une quelconque entreprise en difficulté. Le peuple entier est suspendu à leurs lèvres. Que serions-nous sans eux?
Journal de Québec, vendredi le 2 juillet 2010, p.17.
Au printemps, notre ministre des Finances clamait que la finalité de ses actions n’était pas d’équilibrer le budget mais que nous soyons heureux comme peuple. Il n’en fallait pas plus pour émoustiller la classe politique, chacun revendiquant le «Félix» du marchand de bonheur de l’année. Comme si la poursuite du p’tit bonheur n’avait pas de prix.
Quotidiennement, les Charest, Bachand, Labeaume, Tremblay se bousculent au portillon pour annoncer un TGV, un tramway, un aérotrain, des jeux olympiques, un amphithéâtre de hockey ou une subvention providentielle à une quelconque entreprise en difficulté. Le peuple entier est suspendu à leurs lèvres. Que serions-nous sans eux?
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