Pierre Simard
Journal de Québec, vendredi 28 mai 2010, p.19.
«Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence» (Frédéric Bastiat)
Pour Bombardier, l’argent public n’a pas d’odeur. Alors qu’un manufacturier espagnol (CAF) promet une économie de 15 % à 20 % sur une facture de 3 milliards de dollars pour le renouvellement des voitures du métro de Montréal, le consortium Bombardier-Alstom investit dans la recherche de privilèges: lobbies politiques, propagande médiatique et recours aux tribunaux. L’enjeu est de taille : on parle d’un demi-milliard à soutirer des poches des contribuables!
Article épinglé
dimanche 30 mai 2010
vendredi 23 avril 2010
Corruption : la loi électorale au banc des accusés!
Pierre Simard
Journal de Québec, Corruption : la loi électorale au banc des accusés!, Opinion, 23 avril 2010, p.17
La Presse, "À la merci des petites mafias", Forum plus, 24 avril 2010, p.5.
Après le scandale des commandites, l’affaire Vision Montréal et les récentes révélations de l’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare, notre loi électorale doit être mise au banc des accusés.
Si ces révélations ne nous ont pas permis d’identifier une grande mafia du financement politique, on peut néanmoins y flairer la présence de plusieurs organisations s’adonnant à des activités illicites et occultes.
En 1977, l’Assemblée nationale du Québec adoptait une loi régissant le financement électoral. On la disait une des plus rigoureuses au monde. Trente ans plus tard, on tente de colmater les brèches en renforçant toujours plus la législation.
Journal de Québec, Corruption : la loi électorale au banc des accusés!, Opinion, 23 avril 2010, p.17
La Presse, "À la merci des petites mafias", Forum plus, 24 avril 2010, p.5.
Après le scandale des commandites, l’affaire Vision Montréal et les récentes révélations de l’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare, notre loi électorale doit être mise au banc des accusés.
Si ces révélations ne nous ont pas permis d’identifier une grande mafia du financement politique, on peut néanmoins y flairer la présence de plusieurs organisations s’adonnant à des activités illicites et occultes.
En 1977, l’Assemblée nationale du Québec adoptait une loi régissant le financement électoral. On la disait une des plus rigoureuses au monde. Trente ans plus tard, on tente de colmater les brèches en renforçant toujours plus la législation.
jeudi 15 avril 2010
Vive la démocratie!
Pierre Simard
Le journal de Québec, Opinion, 15 avril 2010, p.19
Lorsque 50 000 citoyens descendent dans la rue pour dénoncer le budget du gouvernement, c’est signe que notre démocratie se porte bien. Évidemment, je ne parle pas ici de notre démocratie représentative. Je réfère à ce qu’on appelle la démocratie directe : celle ou les citoyens s’expriment directement sur les choix politiques.
En décembre 2008, malgré les leçons moralistes du Directeur général des élections et l’appel des politiciens, plus de 40% des citoyens renonçaient à leur droit de vote. À l’époque, les « clercs » de la démocratie en avaient profité pour dénoncer l’attitude désinvolte des citoyens à l’égard de l’exercice démocratique. On avait oublié que plusieurs d’entre eux s’était abstenus de voter pour ne pas légitimer un parti politique qui travaillerait éventuellement contre eux.
Ce dimanche, plusieurs citoyens ordinaires ont récupéré leur droit de vote. Plutôt que de s’exprimer par la voie des partis politiques, ils ont marché sur la Grande-Allée. Historique comme évènement? Certainement!
Le journal de Québec, Opinion, 15 avril 2010, p.19
Lorsque 50 000 citoyens descendent dans la rue pour dénoncer le budget du gouvernement, c’est signe que notre démocratie se porte bien. Évidemment, je ne parle pas ici de notre démocratie représentative. Je réfère à ce qu’on appelle la démocratie directe : celle ou les citoyens s’expriment directement sur les choix politiques.
En décembre 2008, malgré les leçons moralistes du Directeur général des élections et l’appel des politiciens, plus de 40% des citoyens renonçaient à leur droit de vote. À l’époque, les « clercs » de la démocratie en avaient profité pour dénoncer l’attitude désinvolte des citoyens à l’égard de l’exercice démocratique. On avait oublié que plusieurs d’entre eux s’était abstenus de voter pour ne pas légitimer un parti politique qui travaillerait éventuellement contre eux.
Ce dimanche, plusieurs citoyens ordinaires ont récupéré leur droit de vote. Plutôt que de s’exprimer par la voie des partis politiques, ils ont marché sur la Grande-Allée. Historique comme évènement? Certainement!
vendredi 9 avril 2010
Le budget de la servitude!
Pierre Simard
Journal de Québec, opinions, 9/04/2010, p.17.
À la lecture du récent budget, j’ai immédiatement pensé à « La route de la servitude » de Von Hayek. Dans son célèbre ouvrage, l'économiste autrichien explique comment l’État réussit à asservir les peuples en empiétant graduellement sur leurs libertés individuelles.
Qu’on le veuille ou non, la fiscalité influence grandement notre vie. Or, contrairement aux prétentions des analystes qui ont salué le courage historique de nos élus, ce budget met surtout en lumière l’emprise grandissante du gouvernement sur notre quotidien. En fait, si ce budget a quelque chose d’historique, c’est sûrement qu’il consacre la condescendance de l’État sur le citoyen-contribuable.
Journal de Québec, opinions, 9/04/2010, p.17.
À la lecture du récent budget, j’ai immédiatement pensé à « La route de la servitude » de Von Hayek. Dans son célèbre ouvrage, l'économiste autrichien explique comment l’État réussit à asservir les peuples en empiétant graduellement sur leurs libertés individuelles.
Qu’on le veuille ou non, la fiscalité influence grandement notre vie. Or, contrairement aux prétentions des analystes qui ont salué le courage historique de nos élus, ce budget met surtout en lumière l’emprise grandissante du gouvernement sur notre quotidien. En fait, si ce budget a quelque chose d’historique, c’est sûrement qu’il consacre la condescendance de l’État sur le citoyen-contribuable.
samedi 20 mars 2010
Oncle Sam à la rescousse
Pierre Simard
La Presse, samedi 20 mars, Forum Plus, p.5
Plus souvent qu’autrement, nous portons le fardeau des décisions inefficaces de nos gouvernements. Toutefois, nous avons le privilège d’habiter un pays frontalier des Etats-Unis et cette proximité nous protège souvent des décisions douteuses de nos propres pouvoirs publics.
La saga Dorval-Mirabel sur la localisation de l’aéroport de Montréal (ADM) illustre bien le phénomène. Depuis 40 ans, l’enchainement de décisions à « caractère politique » coûte cher aux Québécois. Certains estiment que les voyageurs québécois doivent parfois payer leur billet d’avion deux fois plus cher du seul fait de partir de l’aéroport Montréal-Trudeau.
Mais la fin de la récréation vient de sonner! Les Américains viennent à notre rescousse pour nous protéger des abus de NOS décideurs. Nous pouvons dorénavant compter sur Burlington et Plattsburgh pour échapper aux effets néfastes de plusieurs décennies de mauvaises décisions en matière de localisation et d’aménagement de l’aéroport de Montréal.
La Presse, samedi 20 mars, Forum Plus, p.5
Plus souvent qu’autrement, nous portons le fardeau des décisions inefficaces de nos gouvernements. Toutefois, nous avons le privilège d’habiter un pays frontalier des Etats-Unis et cette proximité nous protège souvent des décisions douteuses de nos propres pouvoirs publics.
La saga Dorval-Mirabel sur la localisation de l’aéroport de Montréal (ADM) illustre bien le phénomène. Depuis 40 ans, l’enchainement de décisions à « caractère politique » coûte cher aux Québécois. Certains estiment que les voyageurs québécois doivent parfois payer leur billet d’avion deux fois plus cher du seul fait de partir de l’aéroport Montréal-Trudeau.
Mais la fin de la récréation vient de sonner! Les Américains viennent à notre rescousse pour nous protéger des abus de NOS décideurs. Nous pouvons dorénavant compter sur Burlington et Plattsburgh pour échapper aux effets néfastes de plusieurs décennies de mauvaises décisions en matière de localisation et d’aménagement de l’aéroport de Montréal.
mardi 9 mars 2010
La productivité et la fonction publique
Germain Belzile pour l’Institut économique de Montréal
Journal de Québec, 9 mars 2010, p. 16
Depuis une vingtaine d’années, les pays développés cherchent à réformer les régimes d’emploi de leur administration publique afin de rendre celle-ci plus efficace et d’y introduire davantage de souplesse et de productivité, et ce, dans le contexte de modèles économiques variés, de la Suède à l’Australie.
De façon générale, le fait qu’il y ait peu d’incitations au rendement pour les employés du secteur public, que la sécurité d’emploi garantisse un poste permanent et que la règle de l’ancienneté ait préséance sur tous les autres critères d’évaluation aux fins de promotion d’un employé à l’intérieur de l’organisation, conduit à une sclérose du système qui mine son efficacité. La rigidité génère des effets pervers qui ne sont souhaités par personne.
Journal de Québec, 9 mars 2010, p. 16
Depuis une vingtaine d’années, les pays développés cherchent à réformer les régimes d’emploi de leur administration publique afin de rendre celle-ci plus efficace et d’y introduire davantage de souplesse et de productivité, et ce, dans le contexte de modèles économiques variés, de la Suède à l’Australie.
De façon générale, le fait qu’il y ait peu d’incitations au rendement pour les employés du secteur public, que la sécurité d’emploi garantisse un poste permanent et que la règle de l’ancienneté ait préséance sur tous les autres critères d’évaluation aux fins de promotion d’un employé à l’intérieur de l’organisation, conduit à une sclérose du système qui mine son efficacité. La rigidité génère des effets pervers qui ne sont souhaités par personne.
samedi 6 mars 2010
L’industrie de la peur est en crise
Pierre Simard
Journal de Québec, Lettre du jour, 1 mars 2010, p.17
La Presse, Forum Plus, 6 mars 2010, p.7
La peur est la stratégie d’affaires de plusieurs gouvernements et groupes d’intérêts. On ne gère plus le risque : la moindre menace se transforme plutôt en catastrophe appréhendée. On s’est même donné une règle de gestion, celle du principe de précaution.
Ainsi, depuis vingt ans, les menaces de catastrophes planétaires se succèdent en rafale. Mais après le bogue de l’an 2000, la grippe aviaire, la grippe porcine, le réchauffement climatique et la grippe A (H1N1), la florissante industrie de la peur traverse une crise sans précédent.
Journal de Québec, Lettre du jour, 1 mars 2010, p.17
La Presse, Forum Plus, 6 mars 2010, p.7
La peur est la stratégie d’affaires de plusieurs gouvernements et groupes d’intérêts. On ne gère plus le risque : la moindre menace se transforme plutôt en catastrophe appréhendée. On s’est même donné une règle de gestion, celle du principe de précaution.
Ainsi, depuis vingt ans, les menaces de catastrophes planétaires se succèdent en rafale. Mais après le bogue de l’an 2000, la grippe aviaire, la grippe porcine, le réchauffement climatique et la grippe A (H1N1), la florissante industrie de la peur traverse une crise sans précédent.
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