Article épinglé

mardi 18 novembre 2008

Un plan numérique pour le Québec?

Pierre Simard

Dans une lettre ouverte au premier ministre du Québec, Patricia Tessier du regroupement Yulbiz Montréal sollicite un plan numérique pour le Québec.

Alors que le commerce électronique est en pleine révolution, que les producteurs et consommateurs du monde entier établissent des ponts, voilà que le lobby du commerce électronique profite de la présente campagne électorale pour quémander l’intervention de l’État bienveillant.

vendredi 24 octobre 2008

L’abus de langage des politiciens

Pierre Simard
Le Journal de Québec, 24 octobre 2008, p17

Bonne nouvelle! Les élections sont maintenant choses du passé. J'étais sur le point de vivre une crise identitaire. Je n’en pouvais plus d’entendre les politiciens commencer leurs phrases par « tous les québécois et toutes les québécoises … ». En effet, depuis plusieurs semaines les politiciens se sentent investis de la mission de parler en mon nom. En s’appuyant sur une conception idéalisée de la démocratie, ils se permettent de laisser entendre que j’endosse tous leurs palabres.

mercredi 15 octobre 2008

La mission afghane vaut-elle 18 milliards ?

Pierre Simard
Le Devoir, IDÉES, mercredi, 15 octobre 2008, p. a11

Le citoyen qui assume les frais da la mission canadienne en Afghanistan en a-t-il pour son argent? Comme nous l'a appris la semaine dernière le rapport Page [sur le coût de la guerre], cette mission monopolise d'importantes ressources; des budgets qui ne peuvent être alloués à d'autres priorités canadiennes.

Cependant, aussi intéressant soit-il, ce rapport se limite à une comptabilisation des coûts de la mission afghane. Or, il est difficile de croire que le seul but poursuivi par cette mission est de dépenser l'argent des contribuables. N'y aurait-il pas aussi des avantages à retirer de cette aventure? Pourquoi ne pas l'analyser du point de vue de l'investissement public plutôt que de laisser planer l'idée qu'il s'agit d'une dépense inutile.

vendredi 10 octobre 2008

À défaut du Grand Prix

Pierre Simard
Le Soleil, Point de vue, Éditorial, vendredi, 10 octobre 2008, p. 28

L'interdiction des commandites associées au tabac n'est sûrement pas étrangère à la décision de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) de faire une croix sur le Grand Prix de Montréal. Pourtant, il semble que personne n'ait vu venir le coup. Comme si l'interdiction de la publicité sur le tabac n'avait aucune conséquence sur l'organisation de nos événements sportifs. Comme si la promotion de la vertu n'avait pas de prix.

lundi 15 septembre 2008

Contribution du pétrole albertain à la paix et à la stabilité mondiales, ainsi qu'au maintien de prix

Jean-Luc Migué
Les réserves prouvées (et économiquement accessibles) de pétrole contenues dans les sables bitumineux de l’Alberta sont estimées à 300 milliards de barils. En réserves prouvées, le Canada est le deuxième pays au monde. Les réserves potentielles atteignent les 2 500 milliards, soit 8 fois l’Arabie saoudite. (Les réserves des schistes bitumineux du Colorado, de l’Utah et du Wyoming s’élèveraient à 1,5-1,8 milliard de barils). Comme pour le charbon et le gaz naturel, les réserves de pétrole sont illimitées. (Source : Rand Corporation, 2005).

samedi 13 septembre 2008

Gilles Vigneault et les incultes

Pierre Simard

Si j’ai bien compris le poète et chanteur Gilles Vigneault, la politique c’est comme la culture. Ne pas adhérer à la souveraineté s’apparente à ne pas aimer une œuvre d’art. Le simple fait de ne pas l’apprécier, fait de vous un inculte. Un ignorant qui n'a rien compris à la démarche de l’artiste ou du souverainiste. Un "homo économicus" incapable de discerner ce qui est bon pour lui. Un déficient mental finalement.

J'en déduis que Gilles Vigneault rêve d’un Québec souverain ou l'inculte sera sous la tutelle de l'État et privé de son droit de vote.

N.B. Chez les incultes, un tel régime politique s’appelle une dictature.

Le Québec : région à faible croissance mais à revenu élevé. Le paradoxe résolu

Jean-Luc Migué et Gérard Bélanger

La plupart des économistes canadiens concluent, à la lumière des données observables, que le Québec décline relativement depuis de nombreuses décennies. En contrepartie, nombre d’observateurs québécois, s’inspirant du même dossier empirique, démontrent que le revenu par habitant des Québécois a monté au moins aussi vite que dans les provinces à croissance rapide. La thèse avancée dans cet écrit est que dans une économie intégrée comme l’est le Canada, les ajustements interrégionaux aux variations de croissance globale se réalisent par la mobilité de la population, non pas par l’élargissement des écarts de revenu. Corollaire : nonobstant la piètre croissance globale du Québec, le revenu par habitant des Québécois converge vers le niveau national.