Article épinglé

samedi 12 février 2011

Taxes: le choix du bourreau!

Pierre Simard
La Presse, Forum Plus, samedi le 12 février 2011, p.7 (disponible sur cyberpresse)
Le fisaclo-sceptique, Journal de Québec, lundi le 14 février, p.19

Le ministre Bachand en appelle à la solidarité de tous les Québécois. La souveraineté fiscale du Québec serait menacée par le gouvernement du Canada. Je ne sais pas si c’est pour faire diversion à l’approche du prochain budget, mais j’ai le sentiment que notre bon ministre des Finances tente d'exciter ma fibre nationaliste. Désolé, mais je ne vibre pas!

mercredi 19 janvier 2011

Le Québécois crétin

Pierre Simard
La Presse, Forum, mercredi le 19 janvier 2011, p. A21. (disponible sur Cyberpresse)
Le Journal de Québec: Crétin, crétinisme et crétinisation, Opinion, vendredi le 21 janvier 2011, p.17

Il n’y a pas si longtemps, avant la révolution tranquille, nos parents géraient leurs vies eux-mêmes et n’attendaient pas grand-chose du gouvernement. Le bon citoyen subvenait à ses besoins et à ceux de sa famille… tout simplement!

Le monde a bien changé. De nos jours, le bon citoyen est celui qui paie ses taxes et ses impôts sans rien dire. En réalité, chez les bien-pensants, on assimile le Québécois à un crétin.

samedi 8 janvier 2011

Les loups!

Pierre Simard
Journal de Québec, samedi le 8 janvier 2011, p.19
Journal de Montréal, mercredi le 12 janvier 2011, p.26

Ça y est, la période prébudgétaire est amorcée. Celle ou les syndicats, les corporations professionnelles et autres groupes d’intérêt se disputent la richesse des autres. La période des loups!

On peut diviser notre société en deux catégories : les producteurs de richesse (les travailleurs, les entrepreneurs) et les bénéficiaires de faveurs publiques. Désolé, mais les politiciens ne créent pas de richesse: ils ne font que redistribuer celle des citoyens. Et la perspective d’un budget, ça excite les prédateurs de fonds publics.

mardi 4 janvier 2011

Les professionnels de la compassion

Pierre Simard
Le journal de Québec, 4 janvier 2011, p.13
La Presse, Opinion, vendredi le 7 janvier, p.A15. (disponible sur Cyberpresse)

En ce début d’année, les professionnels de la compassion en profitent pour faire étalage de leur souci du bien commun. Invariablement, ils se «répandent» en solidarité. Le message est sans équivoque : il suffit de prélever toujours davantage des revenus des contribuables et de laisser les âmes attendries que sont les politiciens, chefs syndicaux et groupes d’intérêt promouvoir l’entraide entre citoyens.

Par un drôle de hasard, ces élans de compassion coïncident avec la préservation des privilèges aux syndiqués, aux artistes, aux agriculteurs, aux grandes entreprises, aux environnementalistes, aux amis du parti… voire au renflouement de la caisse de retraite des employés de la Ville de Montréal. La routine quoi!

jeudi 23 décembre 2010

Le cadeau de Noël

Pierre Simard

Cauchemar! Trouver un cadeau de Noël pour l’être aimé. On réfléchit, on cherche l’expression d’un désir, une mention récente, un indice... On a beau vouloir se mettre à sa place, on ne sera jamais à sa place. C’est comme ça!

Plus souvent qu'autrement, le cadeau qu’on offre à son amoureuse se révèlera mal adapté à ses préférences. Malgré ses remerciements, son sourire et ses baisers réconfortants, l’économiste que je suis ne pourra s'empêcher de penser qu'un meilleur choix aurait été possible. Il y aura toujours ce petit signe, cette petite impression qui me rappellera que j'ai peut-être créé involontairement une perte économique en voulant lui faire plaisir.

vendredi 3 décembre 2010

Rémunérer les politiciens à la performance

Pierre Simard
Journal de Québec, vendredi le 3 décembre 2010, P.19

Les Québécois méritent mieux comme politiciens! Depuis des mois, ces mots collent à toutes les lèvres. Certains suggèrent d’augmenter la rémunération des élus pour attirer les meilleurs. Pourquoi ne pas plutôt les rémunérer à la performance?

Pour l’analyste des choix publics, les politiciens ne sont pas différents de nous. Si certains sont indépendants de fortune, ce n’est pas le cas de la plupart d’entre eux. Comme nous, ils sont très sensibles aux incitations financières. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler l’ardeur déployée par notre premier ministre pour conserver son complément salarial de 75 000 $ du Parti Libéral.

Actuellement, seule l’élection nous permet de juger de la performance de nos élus. Un scrutin ou les milliards de promesses pré-électorales se cumulent pour détourner notre regard critique du rendement réel des politiciens. Un système qui favorise les dépenses tout azimut au détriment d’une saine gestion des finances publiques.

vendredi 26 novembre 2010

Parlons mafia!

Pierre Simard (Le Journal de Québec, 26 nov. 2010, Page 19)

Au moment d’écrire ces lignes, plus de 225 000 citoyens ont signé une pétition réclamant une commission d’enquête sur l’industrie de la construction et le financement des partis politiques. Au risque de recevoir une mise en demeure, je dirais que ça équivaut à demander à la mafia d’organiser son propre procès. 

On a beau dire, mais le gouvernement est une organisation qui exerce un pouvoir souverain sur une collectivité. Comme la mafia, notre système politique est organisé autour de clans ou partis politiques dont les membres – les politiciens – sont soumis à l’omerta et à la ligne de parti; un système qui vit de la pizzo ou de l’impôt des citoyens. Pour les mafieux, l’abus de pouvoir mène à la purge et à l’élimination pure et simple des coupables. Mais ces purges ne purifient en rien les mœurs mafieuses, pas plus qu’une purge politicienne réglerait les problèmes du Québec.

vendredi 12 novembre 2010

Péréquation: plutôt 1200$ à chacun!

Pierre Simard
La Presse, vendredi le 12 novembre, 2010, p. A21.  Disponible sur cybepresse.

La péréquation serait une vertu du fédéralisme. Pourtant, la péréquation incite le gouvernement du Québec à toujours dépenser davantage. Elle accroit notre dépendance à l'égard du gouvernement du Québec aussi bien qu'à l'égard de l'État fédéral. Je m'explique.

Pour l'année budgétaire 2010-2011, le gouvernement du Québec recevra 8,5 milliards de dollars en virement de péréquation du gouvernement fédéral, soit 60% des 14,4 milliards versés à l'ensemble des provinces «pauvres». Cette somme représente 13% des 65,5 milliards de revenus prévus par la province de Québec. Un véritable cadeau, si on considère que les contribuables québécois contribuent pour environ 20% aux recettes fiscales fédérales. En somme, 80% de ce chèque de péréquation est financé par nos amis du Rest of Canada (ROC).

lundi 8 novembre 2010

Lettre à Michel Arsenault, président de la FTQ.

Monsieur Arsenault,

On ne se connaît pas personnellement, mais comme disait Gustave Le Bon, s’ignorer vaut parfois mieux que se connaître. Je tenais quand même à vous écrire pour vous parler de votre « concerto de gauche » avec Claudette, Réjean, Léo, François, Lucie, Gilles, Dominique, et Louis Philippe. Personnellement, j’ai trouvé que vous donniez un peu dans la fanfare mais... le « rétro » a sa clientèle.

Trêve de flatterie! Revenons-en aux animaux. Selon vous, sans les programmes sociaux nous ne serions pas mieux que des animaux. Je vous cite : « Ça, c’est la différence entre les êtres humains et les animaux. Les animaux, quand il y en a un qui vieillit, ils le laissent mourir et ils le mangent entre eux. ». Je me demande bien ce que Mgr Ouellet en penserait! Voilà maintenant que Dieu a créé les animaux et que c’est l’État et les syndicats qui en font des humains.

mardi 2 novembre 2010

La concurrence des idées!

Pierre Simard
Le Journal de Quebec, 02 nov. 2010, Page 13.

Le récent colloque du Réseau Liberté-Québec fut un grand succès médiatique. Il a suscité beaucoup d’enthousiasme chez ceux qui prônent la protection des libertés individuelles et la réduction du rôle de l’État dans l’économie. Dans l’ivresse du moment, plusieurs ont même annoncé la mort de la social-démocratie.

Prédire l’agonie de la social-démocratie est toutefois prématuré. Malgré une sévère crise des finances publiques, le redistributionnisme étatique continue de séduire une proportion importante de l’électorat.

Pour les économistes de l’école des choix publics, la popularité des politiques à caractère social-démocrate n’est pas le fruit du hasard. C’est essentiellement le produit d’un système démocratique biaisé en faveur de l’État providence.

mardi 26 octobre 2010

La simplicité volontaire? Je n’ai pas le temps!

Pierre Simard
Le Journal de Québec, 26 oct. 2010, Page 17.

Ce dimanche, le Journal m’offrait 10 trucs pour faire une vraie différence sur les changements climatiques. On me proposait d’utiliser le transport en commun et de bannir ma sécheuse en étendant mon linge dehors, même en hiver. Vous voulez savoir? Je n’ai pas le temps!

Il y a une dizaine d’année, mon travail m’a amené à parcourir l’Afrique. J’avais été frappé par le nombre d’heures que devait consacrer quotidiennement un Africain pour sa subsistance : alimenter le feu, laver le linge à la rivière, marcher pour rapporter de l’eau, etc. Je me disais alors que ma richesse provenait du fait que la croissance et la prospérité économique me permettaient de libérer du temps pour améliorer ma qualité de vie.

samedi 23 octobre 2010

Bridons le pouvoir d’agir des politiciens!

Le Soleil, Opinion, samedi 23 octobre 2010, p.51
La Presse, Pour nos jeunes, limitons le pouvoir de taxer des politiciens!, cyberpresse, dimanche le 24 octobre.

(Extrait de la conférence prononcée par Pierre Simard, professeur à l’Enap, au colloque du Réseau Liberté-Québec, samedi le 23 octobre 2010)

Le Québec des 50 dernières années a privilégié la génération actuelle et gonflé les budgets en sa faveur. Le fardeau du vieillissement sera vraisemblablement assumé par une portion de plus en plus étroite de travailleurs. Saurons-nous gérer le choc des générations ?

mercredi 20 octobre 2010

Bonhommes patates, les Québécois

Jacques Dupuis
Le soleil, Carrefour des lecteurs, mercredi le 20 octobre 2010.

Jeudi dernier le Conseil Québécois du nautisme (CQN) nous annonçait que 22 personnes ont perdu la vie par noyade au cours de l’été 2010. Malgré un été propice aux sports nautiques, nous n’aurons finalement enregistré que trois noyades de plus qu’en 2009.

lundi 4 octobre 2010

La religion bleue

Pierre Simard

Même dans ses rêves les plus fous, Mgr Ouellet n’aurait pu imaginer que son départ pour Rome ouvrirait la porte à la concurrence. Depuis septembre, une nouvelle vague mystique déferle sur Québec : la religion bleue. On ne compte plus les croyants et les professions de foi entourant le retour de l’enfant prodigue.

mercredi 22 septembre 2010

Amphithéâtre à Québec: les charlatans des retombées

Pierre Simard
La Presse, Forum, mercredi le 22 septembre 2010, p.23

On a beau nous chanter la romance de l'équipement collectif au service de la population, tout le monde aura compris que le projet d'amphithéâtre de Québec vise essentiellement à ramener une franchise de la LNH.

S'il y a quelque chose d'insupportable dans ce débat, c'est ce discours entretenant le mythe que les installations sportives et les clubs de hockey professionnels sont d'importants moteurs de notre développement économique. Il ne se passe guère une journée sans qu'un politicien, une élite locale ou un chroniqueur sportif nous donne une leçon d'économie. Pour eux, l'investissement public se justifie du fait qu'une équipe de hockey dépense des millions de dollars, crée des centaines de nouveaux emplois et, de ce fait, favorise notre prospérité. Malheureusement, rien n'est plus faux!