Article épinglé

mardi 20 septembre 2011

La journée internationale de la paix et du… capitalisme!



Vincent Geloso, doctorant à la London School of Economics and Political Science, Londres et Pierre Simard, professeur, École nationale d’administration publique, Québec.   
Le 21 septembre, on fête la Journée internationale de la paix. Profitons-en pour célébrer le principal vecteur de la paix dans le monde : le capitalisme! Vous êtes sceptiques? Et pourtant!
Même si les technologies nous permettent aujourd’hui de suivre en temps réel les conflits qui sévissent un peu partout sur la planète; même si on l’impression de vivre dans un monde toujours plus violent, il n’en est rien. Depuis la seconde guerre mondiale, on observe une importante réduction de la violence et de la fréquence des conflits à l’échelle mondiale.
Selon le Human Security report 2009-2010, le nombre moyen de décès sur les champs de bataille est passé de 596 000 en 1950 à moins de 17 000 en 2007, une tendance qui s’est confirmée avec la chute de l’Union soviétique. D’ailleurs, depuis le début des années 1990, la diminution du nombre de victimes sur les champs de bataille s’accélère. Aujourd’hui, les guerres sont plus localisées et de moindre envergure que par le passé. En outre, les conflits armés affectent une proportion de plus en plus petite de la population mondiale.

jeudi 15 septembre 2011

Collusion: que doit faire le gouvernement?


La presse Débats, Cyberpresse, jeudi le 15 septembre 2011
Le rapport de l’Unité anticollusion est troublant : les malversations dans l'industrie de la construction ont pris une telle ampleur que le Québec risque une «prise de contrôle de certaines fonctions de l'État» par des acteurs mal intentionnés. Face à ce système corrompu, infiltré massivement par le crime organisé, que devrait faire le gouvernement Charest pour tenter de le briser ? 
Une illusion. 
Pour ou contre une commission d’enquête sur le milieu de la construction? Le débat est relancé. Plusieurs s’imaginent qu’il suffit de faire une enquête publique pour éradiquer les pratiques de collusion entre l’industrie privée, des fonctionnaires et des politiciens. Désolé, mais la commission d’enquête n’est qu’une illusion! Comme je l’écrivais sur cette tribune il y près de deux ans, notre plus grande erreur serait de considérer ces scandales comme des incidents passagers. N’y voir qu’un dysfonctionnement moral affligeant une poignée d’individus. Croire que lorsque les pommes pourries auront été démasquées nous pourrons recouvrer notre «monde parfait» et bénéficier à nouveau de la supériorité morale de nos politiciens et bureaucrates. En réalité, les politiciens et les fonctionnaires sont des individus qui, en dépit de leurs contraintes morales et éthiques, peuvent parfois agir malhonnêtement lorsqu’ils estiment que le bénéfice anticipé de leur crime est supérieur à la probabilité de se faire prendre et d’en payer le prix. Puisqu’il est admis que l'efficacité administrative du secteur public est généralement moindre que celle du secteur privé, on peut présumer qu’il en va de même de son efficacité à contrer les nombreux abus réalisés sur le dos des citoyens. Pourquoi? Tout simplement parce dans le secteur public, l'argent que les politiciens et les bureaucrates gèrent n'est pas le leur. D’où un moindre souci à combattre les abus. De toute évidence, lorsqu'on reconnaîtra que l'État s’avère un foyer propice aux collusions de toutes sortes, il est fort à parier qu’on resserrera les systèmes de reddition de comptes assujettissant nos gouvernements et qu’on implantera des règles pour limiter la part de l'économie qu'on confie au secteur public. D’ici là, commission d’enquête ou non, on devra vraisemblablement se contenter de: «je ne suis pas au courant», «je vais m’informer» et «j’ai demandé à mon ministère d’examiner la question».

mardi 13 septembre 2011

La Grèce en faillite?

La Presses Débats, Cyberpresse, mardi le 13 septembre 2011.


La faillite de la Grèce est-elle inévitable? La survie même de l’euro est-elle menacée? Les pays les plus endettés de l’Union européenne risquent-ils d’être largués? 

Un grand service
Aujourd’hui, on s’inquiète pour la Grèce et demain, on s’inquiètera pour l’Espagne, le Portugal et l'Italie… Le problème? L’endettement démesuré de ces pays et leur difficulté à faire face à leurs obligations financières. De plus en plus d’observateurs croient qu’on devrait laisser la Grèce faire faillite, qu’on lui rendrait un grand service si on l’obligeait à respecter ses engagements en quittant la zone euro et en dévaluant sa monnaie. En réalité, peu d’économistes croient qu’une nouvelle aide financière sera un jour remboursée par la Grèce. La «solidarité» de l’UE viserait seulement à protéger les banques européennes très engagées dans l’économie grecque; une fuite en avant qui aura pour seule conséquence d’endetter encore davantage la Grèce et les pays de l’UE. La faillite ne serait évidemment pas facile pour les Grecs. Mais mettons-nous à leur place : quels choix ont-ils réellement? Soit ils acceptent l’aide européenne et se font dicter un plan de redressement venant de l’extérieur du pays, soit ils font faillite, larguent une partie de leur dette et se chargent eux-mêmes de mettre en place les mesures d’austérité qui ramènera le pays sur le chemin de la santé financière. Souvenons-nous de l’Argentine : ce pays avait préféré faire faillite plutôt que de se soumettre aux diktats du FMI. Qui mettra ses culottes le premier?

mardi 6 septembre 2011

Évaluer les enseignants?


La Presse Débats, Cyberpresse, mardi le 6 septembre 2011.
Devrait-on évaluer les enseignants du primaire et du secondaire ? Devrait-on accorder de meilleurs salaires aux enseignants jugés les plus performants ?  Et congédier les plus incompétents ?
Aux parents d'évaluer! 
L’idée du salaire au rendement pour les enseignants n’est pas nouvelle. Plusieurs États américains envisagent, eux aussi, la mise en place de modes de rémunération permettant de récompenser les enseignants les plus performants. L’idée pose cependant des difficultés de mise en œuvre. La principale consiste à définir la performance. Comment, et sur quelle base, évaluera-t-on la performance d’un enseignant? Augmentera-t-on son salaire en fonction de l’amélioration de la performance de ses élèves à des tests standardisés? En fonction d’objectifs annuels prédéfinis par la direction de l’école ou la commission scolaire? Lorsqu’il acquiert de nouvelles compétences? Plus encore, la performance sera-t-elle récompensée par un bonus ou plutôt par une majoration du salaire annuel? À la base, l’introduction du salaire au rendement suppose qu’on saura discriminer le professeur performant du non performant; le professeur compétent de l’incompétent. Si l’évaluation de la performance est liée à des critères flous − reproche que l’on fait souvent aux avancements d’échelon dans la fonction publique − on risque d’augmenter le salaire de tous les enseignants, et ce, indépendamment de leur performance. Aussi, si on désire réellement mesurer la performance de nos enseignants, il serait peut-être bon d’impliquer les parents dans l’évaluation du professeur de leur enfant. Ne sont-ils pas les premiers clients de notre système d’éducation?

jeudi 1 septembre 2011

Abolir les commissions scolaires


La Presse Débats, Cyberpresse, jeudi le 1er septembre 2011.

Les commissions scolaires ont admis cette semaine qu’elles doivent améliorer leur gestion. Croyez-vous que leur engagement sera suffisant pour leur éviter une éventuelle disparition? Si elles ont encore leur raison d’être, doivent-elles conserver à la fois leur mandat éducatif et administratif ? 
Redonner l’argent aux parents ? 
En 2006, lorsque Mario Dumont a proposé l’abolition pure et simple des commissions scolaires, on l’a traité d’hérétique. Une idée « sans bon sens », déclarait Paul Gérin-Lajoie. Cinq ans plus tard, l’idée « sans bon sens » a fait son chemin. Évidemment, il s’est enclenché depuis une course à la rente bureaucratique. Il y a quelques mois, le ministère de l’Éducation annonçait son intention de sabrer dans les budgets des commissions scolaires. Aujourd’hui, la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE) réclame des pouvoirs accrus et l’autonomie financière pour les écoles. Comme si le véritable enjeu était de redistribuer à une quelconque bureaucratie ce que l’autre perd. Et le parent dans tout ça? N’est-il pas le premier responsable de l’éducation de son enfant? Pourquoi ne pas lui confier davantage de responsabilités? Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour lui remettre directement les sommes récupérées par l’abolition des commissions scolaires? Pourquoi ne pas lui expédier un bon d’éducation lui permettant d’acheter lui-même, auprès des écoles ou sur le marché privé, des services éducatifs qu’ils jugent susceptibles de contribuer au développement de son enfant. Encore une idée « sans bon sens », une hérésie!

mardi 30 août 2011

François Legault, un vent de changement?

La Presse Débats, Cyberpresse, mardi le 30 août 2011

François Legault et sa Coalition pour l’avenir du Québec proposent-ils vraiment des solutions qui tranchent avec les politiques du gouvernement Charest ou les idées du Parti québécois? En quoi les positions de M. Legault diffèrent-elles? Sont-elles de nature à séduire l’électorat ? 
Un pétard mouillé!
François Legault cherche à nous vendre l’image d’un politicien en mission. Celle du politicien désintéressé et insensible aux préoccupations électoralistes. Celle du politicien résolu à relancer le Québec à l’intérieur d’un ou deux mandats (ça dépend des jours) et qui quittera la vie publique par la suite. Séduisant? Bien sûr! À condition de se faire élire. Or, pour y arriver, la CAQ procède exactement comme tout bon vieux parti politique. Elle nous a concocté de vagues et timides réformes dont la principale caractéristique est de plaire à tel ou tel groupe d’électeurs, tout en s’assurant de ne pas trop froisser les divers groupes d’intérêt qui profitent actuellement des largesses de l’État. Des propositions qui, somme toute, ne sont guères plus originales ou ambitieuses que celles avancées par les autres partis d’opposition (PQ, ADQ). En réalité, François Legault ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de la théorie des choix publics voulant que les partis politiques proposent des politiques en vue de gagner leurs élections, et non à gagner des élections en vue de mettre en œuvre des politiques. La CAQ est sans doute une opération de marketing politique à succès, mais…  Dites, vous connaissez l’histoire du pétard mouillé?

vendredi 19 août 2011

Augmenter ou réduire l'immigration?


La Presse Débats, Cyberpresse, vendredi le 19 août 2011
Le gouvernement Charest souhaite réduire de 54 000 à 50 000 le nombre d’immigrants reçus au Québec chaque année. Au contraire, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain propose que le Québec en accueille davantage, jusqu’à 65 000, afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre et de contrecarrer le vieillissement de la population. Augmenter ou réduire, quelle politique devrait-on prôner ?
Vendre le droit d’immigrer
Nul doute que l’immigration peut être bénéfique pour le Québec. Mais toute immigration n’est pas forcément bonne. Pour profiter de l’immigration, il faut attirer des populations qui contribueront à notre économie. Dans cette perspective, l’économiste Gary Becker (Nobel d’économie 1992) propose de vendre le droit d’immigrer. La tarification du droit d’immigrer attirerait des populations d’immigrants jeunes, ambitieux, travailleurs et en santé. Puisque qu’ils devraient amortir le coût de leur investissement, les nouveaux arrivants devraient disposer d’une formation ou de qualifications compatibles avec notre marché de l’emploi. Pour améliorer leurs chances de réussite, ils seraient motivés à apprendre notre langue, à adopter nos valeurs et à devenir des citoyens actifs et bien informés. Évidemment, pour attirer ce type de nouveaux arrivants, il faudrait cesser de se donner bonne conscience avec l’aide sociale et faciliter l’accès des nouveaux arrivants à notre marché du travail. On pourrait commencer par lever toutes ces barrières qui font que des immigrants bardés de diplômes doivent occuper des postes sans rapport avec leurs qualifications et leurs compétences. La vente du droit d’immigrer aurait aussi l’avantage de circonscrire le discrétionnaire bureaucratique et politique dans le choix du nombre et de la composition des nouveaux venus.

mardi 16 août 2011

Notre système de santé si mauvais ?


La Presse Débats, Cyberpresse, mardi 16 août 2011
Selon un sondage de la firme Deloitte, les Québécois n’accordent qu’une note de 32% au rendement de leur système de santé, alors que les Canadiens donnent une note de 50%. Et 27% des Québécois qualifient le rendement de «mauvais», comparativement à seulement 14% des Canadiens. À quoi attribuez-vous cette différence de perception entre les Québécois et les autres Canadiens ? 
Un phénomène normal
Depuis cinquante ans, la part des dépenses de santé dans l'économie canadienne a plus que doublé. Dans un article à paraître dans la revue Optimum Online, le professeur Gérard Bélanger de l’Université Laval montre que l’accroissement de ces dépenses est un phénomène normal: « la demande pour les soins de santé et de mieux-être s’accroît appréciablement avec les revenus de la population. » Bref, si nous dépensons toujours davantage pour la santé, c’est d’abord et avant tout parce que nous voulons toujours plus de services. Peut-on espérer une réduction des coûts de santé dans l’avenir? Probablement que non : « dans le monde des soins de santé, le progrès des connaissances se traduit bien souvent par l’émergence de nouveaux et de meilleurs traitements et non pas par la réduction des coûts des traitements existants ». Dans cette perspective, tant que les citoyens du Québec seront captifs d’un régime de santé public gratuit et budgétivore, il faut s’attendre à ce qu’ils expriment leurs attentes et leurs frustrations au gouvernement dans les sondages d’opinion. Face à un monopole public, où il est impossible de voter par les pieds et d’aller chez un concurrent, le « tam-tam » demeure le seul moyen d’expression populaire.

mercredi 10 août 2011

Déjà une nouvelle récession à nos portes?


La Presse Débats, Cyberpresse, mardi le 9 août 2011.
La croissance des pays industrialisés est anémique, les États-Unis se sont fait retirer leur cote AAA par Standard & Poor’s, la glissade des Bourses s’accélère depuis quelques jours. Craignez-vous une nouvelle récession mondiale dans laquelle le Canada serait entraîné ?
Faites votre choix : V, U, W, L !
Sans doute est-ce dans la nature humaine de prédire l’avenir. Depuis que la crise économique de 2007 nous a frappés, les économistes ont élaboré une multitude de scénarios pour prédire la reprise économique. On a même développé un alphabet de la récession. Vivons-nous une crise en forme de V, de U, de W ou de L? Les plus optimistes voyaient dans leur boule de cristal une récession en forme de V, c’est-à-dire une chute brutale de l’économie suivie d’une remontée rapide et durable. D’autres prédisaient un scénario en forme de U : une récession où nous aurions à vivre une longue phase de creux avant de voir redémarrer l’économie. Il y a aussi ceux qui annonçaient une crise en forme de W, où se succèdent les décrochages et les rebonds. Enfin, les plus pessimistes y voyaient une crise en forme de L : un scénario «catastrophe» où l’économie stagne à tout jamais. Faites votre choix! Quant à savoir si je prévois une nouvelle récession mondiale, je m’abstiendrai de risquer une prédiction, histoire de ne pas avoir à expliquer dans un an pourquoi cette dernière ne s’est pas réalisée. Bref, il faut demeurer critique face aux prophéties des experts… et plutôt croiser les doigts.

jeudi 4 août 2011

Nycole Turmel encore crédible?


La Presse Débats, Cyberpresse, jeudi le 4 août 2011.
Étant donné que Nycole Turmel était récemment membre du Bloc québécois et de Québec solidaire, croyez-vous qu’elle a encore sa place comme chef intérimaire du NPD et chef de l’opposition officielle ? Son allégeance à un parti souverainiste jusqu’à janvier dernier mine-t-elle sa crédibilité à la tête du NPD, un parti fédéraliste ?
MASCARADE RIDICULE
La chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel, aurait eu des allégeances politiques avec le Bloc québécois et Québec solidaire. Voilà le drame qui suscite de vives réactions partout au pays. On la somme même de s’expliquer. Ridicule! Comme si, en politique, les cas de transfuge étaient choses rares. En réalité, toute cette mascarade résulte de notre vision angélique des politiciens. On les perçoit comme des êtres vertueux dénués de tout intérêt personnel et motivés exclusivement par le souci du bien commun; des altruistes différents de nous, pauvres citoyens rationnels, matérialistes et mesquins. Aujourd’hui, on exige de Nycole Turmel de prouver qu’elle n’a toujours eu comme ambition que de promouvoir le bien commun des canadiens, et ce, au détriment de son intérêt personnel. Pourtant, chez l’analyste des choix publics, il n’y a rien de surprenant aux révélations des derniers jours. En réalité, Nycole Turmel a seulement noué, au fil des ans, les relations qu’elle jugeait utile à l’avancement sa carrière. Elle aspirait à se trouver un job de politicienne, et maintenant qu’elle l’a, il ne lui reste qu’à renier ses allégeances passées pour se maintenir et, surtout, se faire réélire. Comme le disait Coluche,  la politique « est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords ».

lundi 1 août 2011

Un réseau sécuritaire?

La Presse Débats, Cyberpresse, lundi 1er août 2011.

Question: L’autoroute Ville-Marie, le pont Champlain, l’échangeur Turcot, le pont Mercier… Les incidents s’accumulent sur les grandes artères de la région métropolitaine depuis quelque temps. Notre système routier est-il en train de tomber en ruine? Faut-il s’inquiéter pour la sécurité des automobilistes?

NE CHERCHEZ PAS NOTRE PREMIER MINISTRE!
En février 2011, Robert Gagné et Alexandre Haarman, des HEC, dressaient un portrait de l’évolution des investissements du Québec dans ses infrastructures publiques. Leur constat? « Le gouvernement du Québec a délibérément réduit ses investissements en infrastructures de transport entre le milieu des années 1970 et la fin des années 1990».

Aujourd’hui, si tout s’écroule, c’est d’abord et avant tout attribuable à ce sous-investissement de 25 ans. Faut-il s’en surprendre? Pas vraiment! C’est connu, les autorités politiques préfèrent annoncer en grande pompe un nouveau projet plutôt que d’investir dans les dépenses d’entretien peu visibles, donc moins rentables politiquement.

D’ailleurs, au lendemain de l’affaissement d’une poutre sur l’autoroute Ville-Marie, au moment même où les infrastructures montréalaises tombent en ruine, que font nos autorités politiques? Ne cherchez pas Jean Charest, ni son ministre délégué au Transport. Ils participaient lundi à une conférence de presse à Chibougamau pour confirmer que le gouvernement du Québec investira près de 280 millions $ sur cinq ans pour la construction de la route des monts Otish. Un peu ironique, non?

mardi 26 juillet 2011

Quel impact sur le NPD?


La presse Débats, Cyberpresse, mardi le 26 juillet 2011.
Le retrait temporaire de Jack Layton de la vie politique soulève plusieurs questions. Quel sera l’impact de l’absence de son chef sur le NPD au cours des prochaines semaines ? En quoi son rôle d’opposition officielle sera-t-il affecté ? L’appui des Canadiens, et particulièrement des Québécois, à cette formation politique demeurera-t-il intact?
SI SON ABSENCE SE PROLONGE...
Au lendemain de l’annonce de son retrait temporaire de la vie politique, les témoignages de sympathie à l’endroit de Jack Layton se multiplient. Celui qui, depuis plusieurs mois, combat la maladie avec optimisme et courage, crée beaucoup d’empathie dans la population. Dans sa « Théorie des sentiments sociaux », Adam Smith explique que ce phénomène est attribuable à notre capacité de se placer à distance de nos intérêts pour comprendre ce que les autres ressentent. C’est comme si chacun d’entre nous faisait sien le cancer de Jack Layton et ressentait le désarroi que cette situation peut provoquer chez lui; comme si on communiait avec sa souffrance et sa douleur. Dans la mesure où la politique est une activité hautement émotive, on peut penser qu’une courte absence de Jack Layton ne nuira pas au NPD, au contraire. Par contre, si elle devait se prolonger, on peut penser que la partisanerie politique prendra peu à peu le dessus sur les bons sentiments.