jeudi 12 février 2009

Douze économistes québécois dénoncent l’augmentation massive des dépenses publiques sous prétexte de « stimulus »

À l’instar de plus d’une centaine d’économistes américains, douze universitaires québécois signent une déclaration qui met en doute l'efficacité d'une augmentation massive des dépenses publiques pour contrer la crise actuelle. S’appuyant sur la théorie et l’histoire économiques, ils estiment que ces dépenses massives auront pour effet d’hypothéquer les contribuables et de nuire à la relance économique.


La déclaration
À titre d’économistes, nous aimerions avertir nos concitoyens de l’inefficacité d’un gonflement des dépenses publiques contre la récession en cours. Prétextant un faux consensus et pressés par des considérations politiques, les pouvoirs publics ignorent les conséquences à long terme de leurs interventions.

Les programmes de dépenses massives et d’alourdissement réglementaire mis de l’avant par les gouvernements canadien et québécois répondent essentiellement aux revendications d’intérêts organisés.

À la lumière de la théorie et de l’histoire économiques, nous estimons que ces mesures, au lieu de relancer l’économie, hypothéqueront les revenus des contribuables, rendront les producteurs encore plus dépendants de l’État, stimuleront le protectionnisme et prépareront des troubles encore pires dans l’avenir.

Si leurs véritables intentions étaient de favoriser la croissance économique, nos gouvernements choisiraient plutôt d’aplanir les obstacles à l’investissement, au travail et à la production, notamment en réduisant le fardeau fiscal et réglementaire des individus et des entreprises.

Les signataires:
Steve Ambler
Université du Québec à Montréal

Germain Belzile
École des hautes études commerciales de Montréal

Martin Boyer
École des hautes études commerciales de Montréal

Michel Boucher
École nationale d’administration publique

Gabrielle Brenner
École des hautes études commerciales de Montréal

Jean-Charles Chebat
École des hautes études commerciales de Montréal

Nathalie Elgrably-Lévy
École des hautes études commerciales de Montréal

Pierre Lemieux
Université du Québec en Outaouais

Robert Leroux
Université d'Ottawa

Jean-Luc Migué
École nationale d’administration publique et Institut Fraser

Filip Palda
École nationale d’administration publique

Pierre Simard
École nationale d’administration publique

La déclaration est accessible en ligne. Cliquez ici